Sunday, October 28, 2007
Mission improbable - Could Israel attack Iran?
The 6 September Israeli air strike in Syria led to a rash of speculation that the Jewish state had struck a target of strategic significance. So far, little verifiable information has emerged about what facilities were destroyed, but it has dramatically raised the already existing tension between Israel and her adversaries in Syria and Iran.
Israeli government leaders continue to accuse Syria of actively co-operating with Tehran and this, combined with the demonstration of Israel's ability and will to use its long-range aircraft to strike at regional states, has heightened speculation that Iran may soon become a target for Israeli air power. This has been exacerbated by media conjecture that the 6 September incident was an Israeli attempt to try probing around the northern edge of the Syrian air defence network along the Turkish border to find a 'corridor' towards Iran.
A further permutation on this theory is that the operation was meant to be detected to deceive the Iranians into thinking any Israeli air strike aimed at their nuclear sites would come over northern Iraq and force them to divert more air defence assets to this region, leaving other sectors more vulnerable.
While there is no corroborating evidence to support either of these theories, they highlight the possibility of an Israeli air strike on Iran. However, although the Israeli government has ramped up its rhetorical attacks on Iran in recent months it is still highly doubtful that Israel could launch a successful operation that would inflict long-term damage on Tehran's nuclear infrastructure or force Iranian President Mahmoud Ahmadinejad to abandon his anti-Israeli and US policies.
The primary problem for any Israeli operation in Iran is range. With no aircraft carriers or forward operating bases outside its territory, any attack by Israel on Iran would necessarily involve either its ballistic missiles or its long-range aircraft.
The total number of Iranian nuclear sites are unknown, although more than 10 sites have been associated with Iran's nuclear projects by the US and Israel. Of these, the two most likely to be targeted by Israel would be the as yet unfinished 1,000 MW reactor at Bushehr on the Persian Gulf coast and the suspected uranium enrichment plant in Natanz, 60 km southeast of Kashan in central Esfahan province. Bushehr and Natanz are clearly the centre of the Iranian programme, as the former could provide spent fuel for enrichment and the latter could theoretically turn that material into weapon-grade assets. Without these sites any Iranian nuclear weapon project would be unlikely to succeed.
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© 2007 Jane's Information Group
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Monday, October 8, 2007
Léon Ashkénazi (biographie)
Le Rav Léon (Yehouda) Ashkénazi (1922-1996), plus connu en France sous le totem de Manitou, fut l'une des figures centrales de la renaissance du judaïsme français d'après-guerre avec André Neher et Emmanuel Levinas. Rabbin, kabbaliste et philosophe, il a revitalisé la pensée juive moderne.
1re période : Alger
Né à Oran dans une famille de huit enfants, fils du dernier Grand Rabbin de la ville, il est issu par sa mère d'une prestigieuse lignée rabbinique de kabbalistes sépharades -- L'un de ses ancêtres, le Rav Hayim ibn Touboul avait été un disciple direct de l'Ar'i; par son père de Juifs européens établis en Algérie depuis plusieurs siècles, également versés dans la tradition juive.
Léon Ashkénasi décrit une enfance heureuse, partagée entre des cultures diverses. Il se définit alors comme « Français d'Algérie de religion juive », priant en hébreu, fredonnant en arabe, parlant en français. Ses premiers maîtres sont son père, son grand-père maternel, et les disciples de son père. Sa scolarité se passe à l'école française. L'antisémitisme n'est pas vraiment une préoccupation majeure : les contacts avec les chrétiens sont infréquents, et l'antisémitisme de l'Islam n'a qu'une dimension religieuse. On vit dans des quartiers particuliers, mais non séparés, comme au Maroc ou en Tunisie. Et s'il se sent Juif, confusément opposé à l'assimilation religieuse, il est indubitablement Français, membre à part entière entière de la nation française.
La guerre bouleverse cet "ordre naturel des choses", mais les « Français d'Algérie de religion juive », devenus « Juifs indigènes algériens », restent optimistes : Vichy n'est pas la France. Pourtant, en 1942, malgré le débarquement des Alliées, les lois d'exception contre les Juifs restent en vigueur. Bien que cet état de faits fût dû au fait que les Alliés s'étaient appuyés en Algérie sur les cadres du régime de Vichy, et que les choses reviendraient "à la normale" avec le général de Gaulle, beaucoup de Juifs Algériens perçurent pour la première fois une "faille dans leur relation à l'identité française". Ils découvrirent par ailleurs des listes d'otages, où le nom de Léon Ashkénazi, fils du Grand Rabbin de la ville, figurait en bonne place.
Entré aux Éclaireurs israélites de France en 1940, au moment où ce mouvement entrait dans la résistance contre l'Allemagne nazie, Léon Ashkénasi est mobilisé dans la Légion étrangère en 1943 en tant qu'aumônier. Assigné au camp de Bedeau de 1943 à 1944, il fait la guerre dans la Coloniale, un corps de métier de l'infanterie française. Parti avec l'Armée d'Afrique, il est blessé à Strasbourg quelques semaines avant la victoire. C'est en convalescence qu'il assistera à la fête pour l'Armistice sur la Canebière.
Le contingent de permissionnaires dont il fait partie est ramené en Algérie dans un bateau de guerre, qui est dérouté sur Constantine parce qu'au même moment éclatent les premières révoltes nationales arabes.
Il aura été, au cours de cette période, confronté au mépris des Français non-Juifs, qui ne considèrent pas les Français Juifs comme Français à part entière, voire comme Français du tout, "l'antisémitisme des Pieds-Noirs, ces Français d'Europe" a[yant], contrairement à l'antisémitisme musulman, un aspect très politique". A partir de là, "si j'avais dû vivre en diaspora, je me serais davantage considéré comme un Juif algérien de culture française que comme un Juif français de culture algérienne". Cependant, la découverte de l'aspect "national" bien plus que religieux du judaïsme concrétise chez lui le désir de retourner à Sion, afin de vivre pleinement sa spécificité. Cependant, il ne réalisera son rêve que plus tard.
Seconde période : la France
Léon Ashkénasi retourne en France immédiatement après la guerre. Ressentant la Shoah (destruction irrémédiable, par opposition à 'Hourban) du peuple juif en tant que nation causée par le régime nazi, il répond à l'appel de Robert Gamzon (Castor), dont il a reçu une circulaire sur le front d'Alsace en 1944, ainsi que les autres chefs des EIF. Ensemble, ils relèvent le mouvement et fondent l'école des cadres Gilbert Bloch d'Orsay. Celle-ci, nommée d'après un ingénieur juif et résistant, mort sous les balles en 1944, a pour but de reconstituer la communauté juive, et de former des nouveaux cadres, l'immense majorité des dirigeants communautaires ayant été massacrée par les Nazis.
Il y rencontre sa future épouse, Esther (Bambi), rescapée de la Shoah, reçoit le "totem" de Manitou et suit l'enseignement de Mr. Jacob Gordin, son "premier maître de la tradition ashkénaze", un philosophe Juif russe exilé. Bien que Jacob Gordin meure peu après, en août 1947, Manitou s'imprègne fortement de son enseignement. C'est à la demande de Jacob Gordin qu'il reste à l'École d'Orsay pour enseigner le judaïsme.
Après le départ de Castor en Israël en 1949, il prend la direction de l'école, devient commissaire général des EEIF (de 1954 à 1955), et président de l'UEJF.
Licencié en philosophie et diplômé de l'École d'ethnologie et d'anthropologie du Musée de l'Homme, il entreprend de raviver le judaïsme des jeunes générations, "affadi par deux siècles de Haskalah", critiquant à la fois l'immobilisme de la communauté orthodoxe, le réformisme du Consistoire d'alors, et le rationalisme universitaire qui, "confondant érudition et sagesse, ne sait plus croire aux choses dont il parle".
Le Juif sépharade qu'il est, qui, en Algérie, avait du mal à imaginer une autre culture juive que celle d'Algérie, découvre alors des cultures juives du monde entier et, plus que cela, perçoit à travers elles une identité nationale juive, non plus dans un sens négatif discriminatoire, mais en tant qu'entité collective, politique même, unissant les Juifs du monde bien plus que ne le ferait un simple ciment religieux.
C'est également vers 1954-55 que Manitou, organisant des voyages en Israël pour les élèves de l'École d'Orsay, puis pour les cercles universitaires, prend conscience de cette réalité, qui concrétise ce qui, à Alger, n'était qu'un "sublime espoir messianique". Il développe un sionisme religieux, qu'il ne peut mettre directement en pratique : son père, souffrant, a besoin de lui pour organiser le rapatriement de sa communauté en France.
Activement engagé dans la restauration du dialogue judéo-chrétien, il ose, le premier, dénoncer, non l'antisémitisme mais le principe même d'une idée qu'il juge théologiquement aberrante : le judéo-christianisme.
Il prône un judaïsme fier de soi et des origines, vivace et l'affirmant, qui n'a pas à justifier l'honorabilité de sa tradition. Aux philosophies et civilisations qui n'ont cessé de la juger à l'aune de leurs valeurs, il invite à se confronter aux critères de vérité de la Torah.
Celui-ci met du temps à s'organiser, pendant lequel Manitou s'investit totalement dans l'aspect éducatif. Bien que ne remplissant pas de fonction de "ministre officiant", il se considère comme "un rabbin qui enseigne aux universitaires".
En 1957, il présente au Séminaire de l'Union mondiale des Étudiants juifs un rapport intitulé "l'héritage du judaïsme et l'université". Il dénonce l'inadéquation et l'inaptitude tant des universités que des yeshivot à assurer un enseignement à la fois moderne et enraciné dans le judaïsme. Il n'aura donc de cesse d'y remédier, en donnant de nombreuses conférences aux quatre coins de la francophonie, en fondant de nombreux centres d'étude, dont le Centre universitaire d'études juives.
3ème période : Israël
Il monte en Israël en 1968, peu après la guerre des Six Jours,et étudie auprès du Rav Zvi Yehouda Kook et du Rav Shlomo Binyamin Ashlag. Là aussi, il fonde un réseau d'enseignement du judaïsme, l'Institut Mayanot et le Centre Yaïr, centre d'études juives et israéliennes, principalement fréquenté par les francophones d'Israël.
Il participe également à de nombreux comités, gouvernementaux ou autres, pour l'éducation et les relations à la Diaspora juive. Il participe au rapprochement de l'Etat d'Israël avec le Cameroun et, à travers lui, avec le continent africain.
Prônant un sionisme religieux, il ne cesse de s'impliquer dans le dialogue inter-religieux, avec le christianisme comme l'islam, mais rencontre aussi le Dalaï-lama.
Très connu en France et auprès du public francophone israélien, il est par contre méconnu ailleurs jusqu'à son décès à Jérusalem en 1996. Ses écrits sont alors diffusés par ses (nombreux) élèves, notamment le Rav Shlomo Aviner, et connaissent un regain d'intérêt croissant depuis lors.
Sunday, September 30, 2007
Israel remains tight-lipped over Syrian air strike
Tensions remain high in the Middle East two weeks after Israel reportedly bombed a suspected nuclear facility in Syria, and protests were voiced in Damascus and Tehran.
However, senior Israel Defence Force (IDF) sources told Jane's that the risk of war with Syria has diminished, although the fear of a Syrian response is still palpable.
While officially Israel has kept quiet about the 5 September air raid in northeast Syria, Israeli opposition leader Benjamin Netanyahu has broken the silence and provided a first public acknowledgment of the incident.
Asked during a television interview about the "operation that is so cloaked in secrecy", he responded: "I was privy to the matter from the outset and I gave my backing, but it is too early to be discussing this."
However, Netanyahu added that he had personally congratulated Prime Minister Ehud Olmert on the operation. Netanyahu's comments were widely criticised by Israeli politicians for providing an admission of the Israeli strike.
Faced with a resolution calling for a nuclear-free Middle East at the 51st International Atomic Energy Agency Conference in Vienna, Israeli Atomic Energy Commission chief Gideon Frank said Israel would not be able to ignore the efforts of various Middle Eastern countries to develop weapons of mass destruction and the means to deliver them.
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© 2007 Jane's Information Group
Tsahal a failli à sa tâche (28 mn)
| Uzi Dayan, Général de réserve, ancien chef d'état-major. |
| Akadem - Jérusalem, septembre 2006 (vidéo en français) |





